Ça frime dur sur Bula. La preuve : cet article sobrement intitulé d'un nihiliste "rien à dire". C'est du Cioran résumé. Et en-dessous, une oxymorique vidéo d'eau turquoise, transparente, diaprée, fendue par trois dauphins qui narguent l'étrave du navire.
Eh bien messieurs, l'objet de votre extase zoologique est du menu fretin comparé à Marius, mon dauphin à moi, avec qui j'ai expérimenté l'installation piagétienne de régularités. Le voici, le splendide Marius, qui m'a fait l'honneur de m'accompagner pendant trois heures au cours desquelles j'ai rivalisé d'imagination pour l'occuper et lui donner envie de rester aux côté d'Oop-pop-sh'bam :
Mais que nous raconte un grand dauphin solitaire ? Premièrement, qu'il a eu des malheurs dans l'existence. Il s'agit parfois d'un jeune dont la mère a été tuée, et qui vient chercher de l'attention auprès des humains. Parfois, c'est un individu malade. On peut même penser qu'il a été rejeté de son groupe pour des raisons qui nous échappent, mais le dauphin n'est pas à l'abri d'un comportement asocial.
Bien sûr, tout le monde (y compris moi) meurt d'envie d'aller faire trempette avec le dauphin solitaire. Sachez toutefois que ce serait l'exposer à un risque de maladies, mais surtout exposer le nageur à quelques déconvenues, comme se prendre un ludique coup de rostre, expérimenter l'apnée à la gueuse sans gueuse ou vivre une tentative d'expérience zoophile. Tout est là.

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